EN QUOI LE PROJET GPSO* EST-IL UNE ABERRATION ?

*Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest

 
Du point de vue écologique
Ce projet va détruire près de 5000 hectares de terres (agricoles, forêts et zones humides), fragmenter des écosystèmes et fragiliser encore plus la biodiversité  (dont une dizaine de sites Natura 2000).

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Du point de vue climat
Le chantier de ce projet aura émis, avant que le premier train ne roule, plusieurs millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère et nous aura privé de 2850 hectares de forêt,  reconnu comme puits de carbone. Dans le même temps, le report modal tant attendu ne fait l’objet d’aucune étude ou quantification précise pour le justifier

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Du point de vue démocratique
Ce projet piétine les enquêtes publiques qui lui sont défavorables à plus de 90%, ainsi que de multiples rapports soulignant sa non-pertinence voire son incohérence. Il est passé en force sous Déclaration d’Utilité Publique (DUP) malgré les nombreux recours au tribunal administratif

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Du point de vue économique et financier
Ce projet coûte 14 milliards d’euros (en attende de ré-réactualisation) et repose sur un financement conjoint de l’État (40%), des collectivités qui prélèvent une taxe supplémentaire auprès des habitants (40%), et de l’UE (20%) qui n’a pourtant jamais confirmé prendre sa part

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Du point de vue énergétique
Ce projet suppose la construction de nouvelles infrastructures énergétiques pour alimenter la course au “toujours plus vite”. Le GIEC nous recommande pourtant de stopper rapidement : rouler plus vite implique de consommer plus

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Du point de vue social

Ce projet favorise les cadres et métropolitains, et ceux parmi eux qui ont les moyens de s’acheter un billet de TGV, par rapport aux populations des plus petites communes, toujours plus dépendantes de la voiture et de ses coûts

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Du point de vue sociétal
Ce projet entretient une société basée sur le développement et la croissance économique, quand bien même les limites planétaires sont dépassées les unes après les autres et que les crises éco-systémiques se multiplient
 

PROCHAINS RDV

Les 25-26 mai 2024 dans le Lot-et-Garonne

C’est le retour de la Sarabande ! Tout juste arrivés de La Grande Vadrouille, et plus déterminés que jamais, les collectifs membres de LGV NON MERCI en lutte contre les lignes à grande vitesse Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse vous donnent rendez-vous en Lot-et-Garonne. StopLGV47 vous prépare deux jours de mobilisations festives et familiales.

📍 De Saint-Michel-de-Castelnau à Vianne

📅 Les 25-26 mai 2024

Au programme du weekend : convois, vélorution, stand d’informations, prises de parole des collectifs et élu.e.s, concerts, débats, balade naturaliste…

Evoquons ensemble les prochains temps forts du mouvement contre les lignes LGV. L’automne 2024 marquera un tournant décisif dans notre combat..

Programme et informations pratiques (covoiturages, bivouac, etc) à retrouver sur

👉 🔗 La page dédiée à l’événement

 

Début juin en Ariège puis les 7-9 juin entre Toulouse et Castres

💡 🤝 Entre la Sarabande des 25-26 mai contre les LGV dans le Lot-et-Garonne, La Gravière Est Une Ordure du 31 mai au 2 juin en Ariège, et Roue Libre contre l’A69 les 7-8-9 juin entre Toulouse et Castres, un fil continu se tisse entre les luttes du Sud-Ouest…

Solidaire des luttes contres les gravières et contre l’Autoroute A69, avec lesquelles nous avons de nombreux enjeux communs, LGV NON MERCI sera présent lors des deux grandes mobilisations de juin :

  • Du 31 mai au 2 juin, rendez-vous à “La Gravière est une Ordure” en basse Ariège pour la lutte contre les gravières ;
  • Du 7 au 9 juin, rendez-vous à “Roue Libre” entre Toulouse et Castres pour la lutte contre l’A69 ;
  • Un convoi reliera les deux dates.

Début Juin permettra de faire front commun contre le monde du BTP !

Les liens étaient bien trop évidents pour qu’ils ne soient pas faits. Que ce soit lors de l’extraction des graviers ou de la construction de l’autoroute et des LGV, nous assistons à la destruction de terres fertiles et agricoles, des écosystèmes et des habitats pour le profit des entreprises. 

 

En Ariège, les carrières rajoutent à leur palmarès de prédateurs déjà bien fourni, l’évaporation et la pollution d’une des plus grandes nappes phréatiques d’Occitanie et remblaient les lacs créés pour l’extraction par des déchets du BTP qui ne sont pas inertes. Ils se nomment Lafarge, CMGO, Spie Batignolles Malet, Denjean, CEMEX et projettent l’extension de leur terrain de jeux à 800 ha supplémentaires sur les 200 en activité. 

Or la destruction de la nature et le creusement des inégalités sociales à
un endroit s’accompagnent de ces mêmes effets ailleurs.

 

Plus au nord, les constructeurs de l’A69, NGE, Atosca, s’accaparent les terres fertiles du Sud-Tarn et prévoient de ruiner l’air aux alentours avec des centrales à bitumes. Tout ça pour 20 euros de péages et quelques minutes gagnées. Des arrangements bien ficelés avec la mafia locale du géant pharmaceutique Pierre Fabre.

🚛 Plus à l’ouest, la construction des LGV du Sud-Ouest nécessiterait encore  l’extraction de 30 millions de m3 de matériaux de terrassement, provenant de carrières et gravières. Ainsi les scénarios du Schéma
Régional des Carrières Nouvelle-Aquitaine montrent qu’une fois siphonnée
toutes les carrières des la région, il faudra encore déplacer du
matériau d’ailleurs, certainement d’Ariège, mais encore ouvrir de
nouvelles carrières !
On vous fait grâce des dires du débat publique où il était question d’importer du granulat d’Écosse.

🚇 Et tout cela, c’est sans compter tout le béton nécessaire aux plus de
400 ouvrages d’art impliqués par ce projet : 28km cumulés de viaducs et
tunnels, soit une demi autoroute A69, rien que ça !

Ces impacts n’ont pas encore été mesurés, et il va de même pour l’autre LGV d’Occitanie, la Montpellier-Perpignan.

 

Le complice commun de tous ces grands projets inutiles ? L’Etat, qui pour les premiers signe des Schémas d’exploitation qui vont à l’encontre de l’urgence climatique et pour les seconds qui exproprient, financent les travaux et mobilise leur arsenal militaire contre les personnes qui veulent entraver ces projets. 

 

Pour faire des autoroutes, des lignes à grandes vitesses, des ports, des plateformes logistiques, il faut des centrales à bitumes, qui elles-mêmes sont alimentées par la matière première que sont les gravières, juste au-dessus des nappes phréatiques. Le principal fournisseur est d’ailleurs Spie Batignolles Malet (Sablières Malet), elle-même impliquée sur la construction des usines à bitumes de l’A69.

Vous l’aurez compris, ces luttes sont intrinsèquement liées ne serait-ce que sous le prisme des matériaux. Agir contre ces LGV, c’est agir contre les gravières, et inversement.

👉 Toutes les infos de la lutte contre les gravières en Ariège : https://t.me/infolagravieresamuse et https://linktr.ee/lagraviereestuneordure 

👉 Toutes les infos de la lutte contre l’Autoroute A69 : https://t.me/Stop_A69 et https://linktr.ee/stop_a69 

LE TRAIN, UNE ALTERNATIVE ÉCOLOGIQUE À LA VOITURE ?

Une infrastructure nouvelle implique un nouveau chantier. Or, lorsque les promoteurs du projet GPSO parlent des effets positifs du train, ils oublient de dire que les liaisons en projet existent déjà et qu’ils font en fait la promotion d’un doublement des voies pour accélérer le déplacement d’une partie infime de la population : ce chantier est inutile.

De plus, les LGV ne sont pas des trains du quotidien, et l’investissement sur ces lignes dans la perspective d’un report modal de la route vers le train n’est pas ciblé sur les trajets pertinents à cet égard.

Enfin, comparer le train et la voiture dans une perspective écologique, c’est faire comme si la route et la voie avaient toujours été là. En ce qui concerne le projet du GPSO, il faut plutôt comparer les chantiers suivant : est-il plus écologique de construire une infrastructure pour reproduire des liaisons qui existent déjà, ou d’entretenir voire de moderniser les lignes actuelles justement dans l’optique de les rendre plus attractives pour la population aussi bien des métropoles que des petites communes ?

Plus d’information sur les impacts du chantier :

Image du chantier de la LGV Bordeaux-Tours - Source

RÉPONDRE À UN BESOIN DE MOBILITÉ ?

Dès 2015 les commissaires enqueteurs, garant de l’enquete publique, relevaient dans les Conclusions et avis de la commission d’enquêteGPSO/LN:

622 Un besoin non partagéL’enquête a connu une forte mobilisation des particuliers mais les différentes composantes de la société étaient également représentées, en particulier les syndicats professionnels, les associations et les collectivités locales. Aucune catégorie, même les entreprises, n’est majoritairement favorable au projet. Les communes rurales sont très opposées dans la partie Nord du tracé, plutôt résignées au Sud. Au regard de l’enjeu, la commission aurait pu s’attendre à une plus forte mobilisation des soutiens au projet. Au final, la commission n’a pas décelé l’expression d’un véritable besoin de lignes à grande vitesse dans le Sud-ouest.

Les promoteurs du projet parlent pourtant d’un “besoin de mobilité” pour justifier ces lignes à grande vitesse. S’il y a effectivement besoin d’entretenir les lignes existantes qui assurent les mêmes liaisons que celles proposées par le GPSO, la nécessité d’aller plus vite reste à établir. Cet article de Julien Milanesi sur l’imaginaire des grandes infrastructures de transport montre que le gain de temps est valorisé socialement dans un cadre institutionnel et social qui bannit l’oisiveté, incite à tenir un compte précis de l’emploi de son temps, et élimine pauses et temps morts. De plus, la vitesse est associée couramment à une intensification des échanges, elle-même recherchée par nos décideurs politiques en quête de croissance économique. Mais alors :
  • En quoi l’accélération de nos rythmes sociaux est-elle corrélative d’un mieux-vivre ou bien-être partagé ?
  • En quoi la croissance économique est-elle pérenne, et peut-elle ainsi servir de justification à de nouveaux grands projets ?
📍 Consultez le détail des enjeux idéologiques du projet sur la page dédiée
Extrait d'un tract distribué par le collectif Extinction Rebellion en février 2023

14 MILLIARDS D'EUROS POUR NOS VRAIS BESOINS

À aucun moment, l’État ou les collectivités financeuses ne tiennent compte, dans ce projet à plus de 14 milliards d’euros, des réels besoins des français ou de leur aspiration à vivre hors des cœurs métropolitains attestées par de multiples études :
  • IFOP 08/2020 Enquête d’opinion auprès des habitants des villes moyennes, Villes de France, ANCT, Banque des territoires ;
  • NEXITY, 2020, « Post-confinement : Les Français en attente de plus de nature pour leur habitat » ;
  • Obsoco/Chronos, 2017, Observatoire des usages émergents de la ville, Obsoco.
 

C’est pourtant bien l’absence de desserte des territoires peu denses par des transports publics adaptés, dans un contexte de renchérissement importé (prix du brut) et voulu (taxe carbone) du coût d’usage de la voiture qui a allumé la flamme des gilets jaunes, puis motivé la LOM [Loi d’Orientation des Mobilités]. Cette question n’est pas résolue aujourd’hui, comme l’explique Jean-Pierre Orfeuil dans un dossier complet. C’est un problème pour les populations (les fins de mois) et cela reste une difficulté pour les politiques climatiques : c’est le facteur qui a gelé la taxe carbone à un niveau non contraignant pour les gros pollueurs industriels.

14 milliards d’euros d’argent public ne seraient-ils donc pas mieux investis à traiter les enjeux de déplacement du quotidien qu’à servir l’intérêt de quelque-uns aux déplacements rapides entre Bordeaux et Toulouse ?

📍  Consultez le détail des enjeux sociaux du projet sur la page dédiée
Graphique des fermetures de petites lignes et gares publié sur un article de Géoconfluences
Carte des trains de nuit, alternative aux grands projets de LGV, proposée par le collectif Oui aux trains de nuit

QU'AVONS-NOUS À PERDRE ?

La Vallée du Ciron, un cas particulier symptomatique

Quelques ressources ci-contre donnent un apercu de la gravité de la situation : pour gagner quelques minutes entre Bordeaux et Toulouse, on s’apprete a détruire – entre autre – un sanctuaire inestimable, refuge de biodiversité, irrigué par tout un bassin versant dont les affluents seraient fragmentés par cette ligne à grande vitesse.

Des considérations non purement écologiques

L’opposition au GPSO s’exprime également au nom de l’appropriation citoyenne des sujets d’aménagement du territoire. Les collectifs affirment par là leur volonté de décider en commun de la manière d’habiter un territoire, et leur refus de laisser ces choix d’aménagement reposer sur des politiques priorisant les retours sur investissement aussi bien du gouvernement que de grands groupes (tels que VINCI qui a beaucoup profité de la LGV Bordeaux-Tours via son contrat de concessionnaire).
>> Plus d’infos sur les partenariat publics-privés sur un podcast de radiofrance ou sur le site de Vinci (tiens tiens).

Plus globalement ce qu’il s’agit de dénoncer, c’est le choix d’investissement et les attentes de profits sur des projets dits “de service public” : le transport reste en France, comme les autres secteurs, conditionné par un impératif de croissance et de développement de métropoles “millionnaires”. 

« Le fétichisme ferroviaire français oublie que l’objectif n’est pas de faire rouler des trains, mais de déplacer des personnes » . 🔗 Lien vers cet article du Monde de juillet 2022

En rester à des critères idéologiques de croissance, outre le fait que ce n’est pas tenable, détériore aussi nos rapports humains : cela conduit à l’uniformisation de nos modes de vie. Lire par exemple cet article.

ACTUALITÉS

4 mai - Pose de 700 panneaux anti-LGV dans les communes de GIronde et Lot-et-Garonne

AVALANCHE DE PANNEAUX ANTI-LGV
Dans la nuit du 3 au 4 mai 2024, dans les communes de Gironde et Lot-et-Garonne, 700 panneaux ont été posés dans les communes de la Région contre la taxe prélevée pour financer les LGV du Sud-Ouest !
 
 🏘️📍🧭   Tandis que le STOPLGV47 initiait l’action dans les 213 communes du Lot-et-Garonne en couvrant largement la Vallée de la Garonne, le Marmadais, l’Agenais… des collectifs de Gironde emboîtaient le pas dans le Réolais, de Bazadais, de Sauternais, jusqu’à Bordeaux !
 

🤸  Cette action concertée par les collectifs de la coordination LGV NON MERCI alerte les populations des malfaçons financières d’un projet voué à assécher les communes : désormais, les habitants et habitantes des communes assujetties à la Taxe Spéciale d’Equipement (TSE) pourront voir à l’entrée de leur bourg cette menace : “Ici on paiera la taxe LGV pendant 40 ans !”

 

💵 Cette TSE est incluse dans la taxe foncière depuis 2023, pour compléter le financement des collectivités engagées à hauteur de 40% d’un montant total inconnu, estimé dernièrement plus proche de 20 milliards d’euros que des 10 milliards annoncés à l’époque de l’enquête publique. En outre cette taxe est prévue pour 40 ans, mais la durée et le montant sont susceptibles d’être majorés en cas de surcoûts.

 

 
⚖️ Ceci est symptomatique d’une situation désastreuse où des communes s’endettent pour financer un projet qui ne leur est d’aucun intérêt, tandis que les moyens manquent de toute part pour financer le service et le réseau existant.

🚆  De fait, les collectifs défendent la modernisation des lignes existantes et l’amélioration du service des trains quotidiens, passant notamment par la réduction de leurs tarifs. 

 

⛔  C’est en raison de cette absurdité que nombreux et nombreuses sont les personnes qui se révoltent et refusent désormais de payer cette taxe, ce que certains opposant nomment la “désobéissance fiscale”.

✊  LGV NON MERCI invite à multiplier ce geste d’utilité publique en parallèle des actions portées par les élus et collectifs.

 
👉 📸 La galerie photo complète des panneaux est en ligne ici : https://wim.nl.tab.digital/s/6MezRCztqyj5Lsc

 

 

Revue de presse :

21 avril – Occupation d’une ferme à Cadaujac menacée de destruction par les LGV du Sud-Ouest

Article de presse

Le samedi 20 avril 2024, une manifestation a été organisée à la gare de Cadaujac afin de montrer l’opposition des collectifs regroupés sous la bannière
LGV NON MERCI au GPSO et aux lignes à grandes vitesses Bordeaux-Dax-Toulouse, et cette mobilisation s’est suivi d’une journée et d’une nuit d’occupation sur une ferme menacée de destruction par ce projet.

REVUE DE PRESSE A VENIR

Après des prises de paroles de collectifs sur le parvis de la gare de Cadaujac, 300 personnes ont déambulé joyeusement dans les rues de Cadaujac jusqu’à atteindre des maisons déjà détruites par la SNCF. A cet endroit, au son des fanfares et percussions, une pinata en forme de TGV a été massacrée par une foule révoltée, déversant une pluie de billets à l’effigie d’Alain Rousset.

Par cet acte symbolique, les collectifs ont souhaite marque leur refus que 14 milliards d’euros soient alloués de force à ce projet inutile, destructeur et
anti-démocratique. La manifestation s’est terminée dans la zone humide se trouvant à Cadaujac avec une balade naturaliste.

Alors que la manifestation était déclarée close par les organisateur.ices, une centaine de manifestant.e.s a poursuivi la mobilisation, se dispersant pour ensuite se retrouver sur une ferme détenue et menacée de destruction par SNCF Réseau pour faire place aux LGV.

L’occupation de la ferme de l’Esclopey a été un succès suite à la manifestation de ce weekend contre les LGV. Un acte inédit jusqu’alors dans les mobilisations au sud de Bordeaux. LGV NON MERCI salue cette initiative et se fait donc le relai de cette action.

Dans cette ferme, propriété de SNCF Réseau, plusieurs dizaines de personnes ont pu se rassembler et faire corps. L’organisation collective et la détermination des personnes présentes ont permis la tenue d’une occupation pendant une nuit entière et une journée, malgré les pressions répétées des forces de l’ordre. Le soutien des habitant-es a été déterminant et atteste de leur opposition au projet, invisibilisées par les médias conciliants avec les promoteurs.

Afin d’ouvrir ce lieu joyeux à un plus large public, les occupant-es préparaient dimanche après-midi une discussion info-débat. Certain-es gardaient le lieu tandis que d’autres étaient parti-es inviter les habitant-es sur les marchés des deux communes alentours. Suite à l’appel à rejoindre, relayé dans les médias, de nombreuses personnes étaient attendues.

Sans doute de peur d’une installation durable, les forces de l’ordre ont alors augmenté la pression sur les occupant-es (brigade cynophile, PSIG, motards,…).

En assemblée, ces dernièr-es ont décidé de négocier une sortie collective, et sans contrôles d’identité, afin de se prémunir de toute répression ultérieure. La plupart ont pu rentrer chez elleux sans être identifié-es, mais les agent-es n’ont pas tenu parole et ont malgré tout contrôlé quelques personnes après leur sortie de la ferme. Nous sommes vigilant-es et resterons solidaires en cas de poursuites.

« Après un week-end haut en couleur, nous ressortons plus uni-es que jamais. Cette occupation a renforcé les liens entre les collectifs et les individus, a mis en action de nouvelles personnes, et a montré que d’autres modes d’action sont possibles. Nous sommes là, et nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons à faire fleurir des occupations tout le long du tracé pour protéger les habitations et les écosystèmes menacées par ce projet délétère. » Une occupante

Dans cette occupation festive et joyeuse, des dizaines de personnes de tout bords et tous âges se sont ainsi rassemblés. Par cet acte, les militant.e.s montrent que d’autres façons d’habiter nos territoires sont possibles et que nombreux.ses sont les habitant.e.s prêt à les défendre.

QUI SOMMES-NOUS / C'EST QUOI CE SITE ?

Site “ressource”

Ce site a pour but de partager les ressources et les informations concernant le projet du GPSO et les activités des différents collectifs contre le projet de LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. Il doit permettre à toute personne souhaitant s’informer ou s’investir de trouver facilement les informations et les contacts utiles à la mobilisation.

… réalisé depuis le mouvement de lutte !

L’ensemble des collectifs, constituant un réseau d’opposants sur le territoire néo-aquitain, est présenté sur une page dédiée de ce site. Vous pouvez directement rejoindre le mouvement de lutte en rentrant en contact avec ces derniers ou en contribuant d’une autre façon ici.
3/6/23 - Pose d'une banderole devant le Château Méjean, situé sur le tracé de la LGV, racheté par la SNCF. Initiative prise à l'occasion du rassemblement à St Médard d'Eyrans où se tenait la première assemblée LGV NON MERCI. Cette rencontre signait le début de la fin de ce projet destructeur.