🚹 EnquĂȘte publique environnementale des AFSB du 24 juin au 23 juillet   👉 Appel des collectifs

EN QUOI LE PROJET GPSO* EST-IL UNE ABERRATION ?

*Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest

 
Du point de vue Ă©cologique
Ce projet va dĂ©truire prĂšs de 5000 hectares de terres (agricoles, forĂȘts et zones humides), fragmenter des Ă©cosystĂšmes et fragiliser encore plus la biodiversité  (dont une dizaine de sites Natura 2000).

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Du point de vue climat
Le chantier de ce projet aura Ă©mis, avant que le premier train ne roule, plusieurs millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphĂšre et nous aura privĂ© de 2850 hectares de forĂȘt,  reconnu comme puits de carbone. Dans le mĂȘme temps, le report modal tant attendu ne fait l’objet d’aucune Ă©tude ou quantification prĂ©cise pour le justifier

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Du point de vue démocratique
Ce projet piĂ©tine les enquĂȘtes publiques qui lui sont dĂ©favorables Ă  plus de 90%, ainsi que de multiples rapports soulignant sa non-pertinence voire son incohĂ©rence. Il est passĂ© en force sous DĂ©claration d’UtilitĂ© Publique (DUP) malgrĂ© les nombreux recours au tribunal administratif

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Du point de vue Ă©conomique et financier
Ce projet coĂ»te 14 milliards d’euros (en attende de rĂ©-rĂ©actualisation) et repose sur un financement conjoint de l’État (40%), des collectivitĂ©s qui prĂ©lĂšvent une taxe supplĂ©mentaire auprĂšs des habitants (40%), et de l’UE (20%) qui n’a pourtant jamais confirmĂ© prendre sa part

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Du point de vue énergétique
Ce projet suppose la construction de nouvelles infrastructures Ă©nergĂ©tiques pour alimenter la course au “toujours plus vite”. Le GIEC nous recommande pourtant de stopper rapidement : rouler plus vite implique de consommer plus

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Du point de vue social

Ce projet favorise les cadres et mĂ©tropolitains, et ceux parmi eux qui ont les moyens de s’acheter un billet de TGV, par rapport aux populations des plus petites communes, toujours plus dĂ©pendantes de la voiture et de ses coĂ»ts

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Du point de vue sociétal
Ce projet entretient une sociĂ©tĂ© basĂ©e sur le dĂ©veloppement et la croissance Ă©conomique, quand bien mĂȘme les limites planĂ©taires sont dĂ©passĂ©es les unes aprĂšs les autres et que les crises Ă©co-systĂ©miques se multiplient
 

PROCHAINS RDV

👉 Infos sur lgvnonmerci.fr/freinage-durgence et sur le fil Telegram “LGV NON MERCI”

Samedi 29 juin 2024 | Hirondelle vs. Tractopelle

Le vivant s’allie et se soulĂšve face au GPSO – RDV LE 29 JUIN A CADAUJAC :

Alors que le curage de la ferme de l’Esclopey, qui avait Ă©tĂ© occupĂ©e par des militant-es fin avril, avait dĂ©marrĂ©, un nid d’hirondelles y a Ă©tĂ© observĂ©. Ni une ni deux, cet habitat protĂ©gĂ© a Ă©tĂ© signalĂ© par des collectifs en lutte auprĂšs de SNCF RĂ©seau et du procureur, Ă©cartant pour un temps toute possibilitĂ© de destruction.

Si les humain-es en ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chassĂ©-es, ces maisons ne sont pas des carcasses dĂ©sertes attendant d’ĂȘtre rasĂ©es d’un coup de pelleteuse. Le vivant qui y habite ne se laisse pas faire et se dresse pour le signifier : le temps d’une nidification, le temps d’une hibernation, le temps d’une occupation…

Hirondelles, chauve-souris, humain-es vont et viennent, s’y ancrent parfois pour un temps, parfois pour longtemps. Tant de maniĂšres d’habiter sont intimement enchevĂȘtrĂ©es dans ces territoires, sources de leur richesse et leur rĂ©silience, et sont menacĂ©es par les promoteurs de projets d’infrastructures incapables de voir au dĂ©lĂ  des dĂ©limitations cadastrales.

Alors, nous n’en resterons pas lĂ . Si la ferme est temporairement prĂ©servĂ©e par nos alliĂ©es hirondelles, les destructions d’autres maisons alentours fragilisent dĂ©jĂ  les habitats et les Ă©cosystĂšmes de maniĂšre irrĂ©versible alors mĂȘme que de nombreux recours sont en cours.

Pour rĂ©pondre aux hirondelles de l’Esclopey dont la prĂ©sence nous oblige, por

le 29 juin, rassemblons nous de nouveau Ă  Cadaujac !!!

Ce jour-là, apprenons à inventorier et préserver les espÚces alliées, partageons les récits des exproprié-es, construisons des nichoirs, installons des gßtes à chauve-souris.

Ensemble, cĂ©lĂ©brons l’alliance vibrante du vivant qui se soulĂšve.

 

Informations Ă  venir !

LE TRAIN, UNE ALTERNATIVE ÉCOLOGIQUE À LA VOITURE ?

Une infrastructure nouvelle implique un nouveau chantier. Or, lorsque les promoteurs du projet GPSO parlent des effets positifs du train, ils oublient de dire que les liaisons en projet existent dĂ©jĂ  et qu’ils font en fait la promotion d’un doublement des voies pour accĂ©lĂ©rer le dĂ©placement d’une partie infime de la population : ce chantier est inutile.

De plus, les LGV ne sont pas des trains du quotidien, et l’investissement sur ces lignes dans la perspective d’un report modal de la route vers le train n’est pas ciblĂ© sur les trajets pertinents Ă  cet Ă©gard.

Enfin, comparer le train et la voiture dans une perspective Ă©cologique, c’est faire comme si la route et la voie avaient toujours Ă©tĂ© lĂ . En ce qui concerne le projet du GPSO, il faut plutĂŽt comparer les chantiers suivant : est-il plus Ă©cologique de construire une infrastructure pour reproduire des liaisons qui existent dĂ©jĂ , ou d’entretenir voire de moderniser les lignes actuelles justement dans l’optique de les rendre plus attractives pour la population aussi bien des mĂ©tropoles que des petites communes ?

Plus d’information sur les impacts du chantier :

Image du chantier de la LGV Bordeaux-Tours - Source

RÉPONDRE À UN BESOIN DE MOBILITÉ ?

DĂšs 2015 les commissaires enqueteurs, garant de l’enquete publique, relevaient dans les Conclusions et avis de la commission d’enquĂȘteGPSO/LN:

622 Un besoin non partagĂ©L’enquĂȘte a connu une forte mobilisation des particuliers mais les diffĂ©rentes composantes de la sociĂ©tĂ© Ă©taient Ă©galement reprĂ©sentĂ©es, en particulier les syndicats professionnels, les associations et les collectivitĂ©s locales. Aucune catĂ©gorie, mĂȘme les entreprises, n’est majoritairement favorable au projet. Les communes rurales sont trĂšs opposĂ©es dans la partie Nord du tracĂ©, plutĂŽt rĂ©signĂ©es au Sud. Au regard de l’enjeu, la commission aurait pu s’attendre Ă  une plus forte mobilisation des soutiens au projet. Au final, la commission n’a pas dĂ©celĂ© l’expression d’un vĂ©ritable besoin de lignes Ă  grande vitesse dans le Sud-ouest.

Les promoteurs du projet parlent pourtant d’un “besoin de mobilitĂ©” pour justifier ces lignes Ă  grande vitesse. S’il y a effectivement besoin d’entretenir les lignes existantes qui assurent les mĂȘmes liaisons que celles proposĂ©es par le GPSO, la nĂ©cessitĂ© d’aller plus vite reste Ă  Ă©tablir. Cet article de Julien Milanesi sur l’imaginaire des grandes infrastructures de transport montre que le gain de temps est valorisĂ© socialement dans un cadre institutionnel et social qui bannit l’oisivetĂ©, incite Ă  tenir un compte prĂ©cis de l’emploi de son temps, et Ă©limine pauses et temps morts. De plus, la vitesse est associĂ©e couramment Ă  une intensification des Ă©changes, elle-mĂȘme recherchĂ©e par nos dĂ©cideurs politiques en quĂȘte de croissance Ă©conomique. Mais alors :
  • En quoi l’accĂ©lĂ©ration de nos rythmes sociaux est-elle corrĂ©lative d’un mieux-vivre ou bien-ĂȘtre partagĂ© ?
  • En quoi la croissance Ă©conomique est-elle pĂ©renne, et peut-elle ainsi servir de justification Ă  de nouveaux grands projets ?
📍 Consultez le dĂ©tail des enjeux idĂ©ologiques du projet sur la page dĂ©diĂ©e
Extrait d'un tract distribué par le collectif Extinction Rebellion en février 2023

14 MILLIARDS D'EUROS POUR NOS VRAIS BESOINS

À aucun moment, l’État ou les collectivitĂ©s financeuses ne tiennent compte, dans ce projet Ă  plus de 14 milliards d’euros, des rĂ©els besoins des français ou de leur aspiration Ă  vivre hors des cƓurs mĂ©tropolitains attestĂ©es par de multiples Ă©tudes :
  • IFOP 08/2020 EnquĂȘte d’opinion auprĂšs des habitants des villes moyennes, Villes de France, ANCT, Banque des territoires ;
  • NEXITY, 2020, « Post-confinement : Les Français en attente de plus de nature pour leur habitat » ;
  • Obsoco/Chronos, 2017, Observatoire des usages Ă©mergents de la ville, Obsoco.
 

C’est pourtant bien l’absence de desserte des territoires peu denses par des transports publics adaptĂ©s, dans un contexte de renchĂ©rissement importĂ© (prix du brut) et voulu (taxe carbone) du coĂ»t d’usage de la voiture qui a allumĂ© la flamme des gilets jaunes, puis motivĂ© la LOM [Loi d’Orientation des MobilitĂ©s]. Cette question n’est pas rĂ©solue aujourd’hui, comme l’explique Jean-Pierre Orfeuil dans un dossier complet. C’est un problĂšme pour les populations (les fins de mois) et cela reste une difficultĂ© pour les politiques climatiques : c’est le facteur qui a gelĂ© la taxe carbone Ă  un niveau non contraignant pour les gros pollueurs industriels.

14 milliards d’euros d’argent public ne seraient-ils donc pas mieux investis Ă  traiter les enjeux de dĂ©placement du quotidien qu’Ă  servir l’intĂ©rĂȘt de quelque-uns aux dĂ©placements rapides entre Bordeaux et Toulouse ?

📍  Consultez le dĂ©tail des enjeux sociaux du projet sur la page dĂ©diĂ©e
Graphique des fermetures de petites lignes et gares publié sur un article de Géoconfluences
Carte des trains de nuit, alternative aux grands projets de LGV, proposée par le collectif Oui aux trains de nuit

QU'AVONS-NOUS À PERDRE ?

La Vallée du Ciron, un cas particulier symptomatique

Quelques ressources ci-contre donnent un apercu de la gravitĂ© de la situation : pour gagner quelques minutes entre Bordeaux et Toulouse, on s’apprete a dĂ©truire – entre autre – un sanctuaire inestimable, refuge de biodiversitĂ©, irriguĂ© par tout un bassin versant dont les affluents seraient fragmentĂ©s par cette ligne Ă  grande vitesse.

Des considérations non purement écologiques

L’opposition au GPSO s’exprime Ă©galement au nom de l’appropriation citoyenne des sujets d’amĂ©nagement du territoire. Les collectifs affirment par lĂ  leur volontĂ© de dĂ©cider en commun de la maniĂšre d’habiter un territoire, et leur refus de laisser ces choix d’amĂ©nagement reposer sur des politiques priorisant les retours sur investissement aussi bien du gouvernement que de grands groupes (tels que VINCI qui a beaucoup profitĂ© de la LGV Bordeaux-Tours via son contrat de concessionnaire).
>> Plus d’infos sur les partenariat publics-privĂ©s sur un podcast de radiofrance ou sur le site de Vinci (tiens tiens).

Plus globalement ce qu’il s’agit de dĂ©noncer, c’est le choix d’investissement et les attentes de profits sur des projets dits “de service public” : le transport reste en France, comme les autres secteurs, conditionnĂ© par un impĂ©ratif de croissance et de dĂ©veloppement de mĂ©tropoles “millionnaires”. 

« Le fĂ©tichisme ferroviaire français oublie que l’objectif n’est pas de faire rouler des trains, mais de dĂ©placer des personnes » . 🔗 Lien vers cet article du Monde de juillet 2022

En rester Ă  des critĂšres idĂ©ologiques de croissance, outre le fait que ce n’est pas tenable, dĂ©tĂ©riore aussi nos rapports humains : cela conduit Ă  l’uniformisation de nos modes de vie. Lire par exemple cet article.

ACTUALITÉS

4 mai - Pose de 700 panneaux anti-LGV dans les communes de GIronde et Lot-et-Garonne

AVALANCHE DE PANNEAUX ANTI-LGV
Dans la nuit du 3 au 4 mai 2024, dans les communes de Gironde et Lot-et-Garonne, 700 panneaux ont été posés dans les communes de la Région contre la taxe prélevée pour financer les LGV du Sud-Ouest !
 
Â đŸ˜ïžđŸ“đŸ§­   Tandis que le STOPLGV47 initiait l’action dans les 213 communes du Lot-et-Garonne en couvrant largement la VallĂ©e de la Garonne, le Marmadais, l’Agenais
 des collectifs de Gironde emboĂźtaient le pas dans le RĂ©olais, de Bazadais, de Sauternais, jusqu’à Bordeaux !
 

đŸ€žÂ  Cette action concertĂ©e par les collectifs de la coordination LGV NON MERCI alerte les populations des malfaçons financiĂšres d’un projet vouĂ© Ă  assĂ©cher les communes : dĂ©sormais, les habitants et habitantes des communes assujetties Ă  la Taxe SpĂ©ciale d’Equipement (TSE) pourront voir Ă  l’entrĂ©e de leur bourg cette menace : “Ici on paiera la taxe LGV pendant 40 ans !”

 

đŸ’” Cette TSE est incluse dans la taxe fonciĂšre depuis 2023, pour complĂ©ter le financement des collectivitĂ©s engagĂ©es Ă  hauteur de 40% d’un montant total inconnu, estimĂ© derniĂšrement plus proche de 20 milliards d’euros que des 10 milliards annoncĂ©s Ă  l’époque de l’enquĂȘte publique. En outre cette taxe est prĂ©vue pour 40 ans, mais la durĂ©e et le montant sont susceptibles d’ĂȘtre majorĂ©s en cas de surcoĂ»ts.

 

 
⚖ Ceci est symptomatique d’une situation dĂ©sastreuse oĂč des communes s’endettent pour financer un projet qui ne leur est d’aucun intĂ©rĂȘt, tandis que les moyens manquent de toute part pour financer le service et le rĂ©seau existant.

🚆  De fait, les collectifs dĂ©fendent la modernisation des lignes existantes et l’amĂ©lioration du service des trains quotidiens, passant notamment par la rĂ©duction de leurs tarifs. 

 

⛔  C’est en raison de cette absurditĂ© que nombreux et nombreuses sont les personnes qui se rĂ©voltent et refusent dĂ©sormais de payer cette taxe, ce que certains opposant nomment la “dĂ©sobĂ©issance fiscale”.

✊  LGV NON MERCI invite Ă  multiplier ce geste d’utilitĂ© publique en parallĂšle des actions portĂ©es par les Ă©lus et collectifs.

 
👉 📾 La galerie photo complùte des panneaux est en ligne ici : https://wim.nl.tab.digital/s/6MezRCztqyj5Lsc

 

 

Revue de presse :

21 avril – Occupation d’une ferme Ă  Cadaujac menacĂ©e de destruction par les LGV du Sud-Ouest

Article de presse

Le samedi 20 avril 2024, une manifestation a Ă©tĂ© organisĂ©e Ă  la gare de Cadaujac afin de montrer l’opposition des collectifs regroupĂ©s sous la banniĂšre
LGV NON MERCI au GPSO et aux lignes Ă  grandes vitesses Bordeaux-Dax-Toulouse, et cette mobilisation s’est suivi d’une journĂ©e et d’une nuit d’occupation sur une ferme menacĂ©e de destruction par ce projet.

REVUE DE PRESSE A VENIR

AprĂšs des prises de paroles de collectifs sur le parvis de la gare de Cadaujac, 300 personnes ont dĂ©ambulĂ© joyeusement dans les rues de Cadaujac jusqu’Ă  atteindre des maisons dĂ©jĂ  dĂ©truites par la SNCF. A cet endroit, au son des fanfares et percussions, une pinata en forme de TGV a Ă©tĂ© massacrĂ©e par une foule rĂ©voltĂ©e, dĂ©versant une pluie de billets Ă  l’effigie d’Alain Rousset.

Par cet acte symbolique, les collectifs ont souhaite marque leur refus que 14 milliards d’euros soient allouĂ©s de force Ă  ce projet inutile, destructeur et
anti-dĂ©mocratique. La manifestation s’est terminĂ©e dans la zone humide se trouvant Ă  Cadaujac avec une balade naturaliste.

Alors que la manifestation était déclarée close par les organisateur.ices, une centaine de manifestant.e.s a poursuivi la mobilisation, se dispersant pour ensuite se retrouver sur une ferme détenue et menacée de destruction par SNCF Réseau pour faire place aux LGV.

L’occupation de la ferme de l’Esclopey a Ă©tĂ© un succĂšs suite Ă  la manifestation de ce weekend contre les LGV. Un acte inĂ©dit jusqu’alors dans les mobilisations au sud de Bordeaux. LGV NON MERCI salue cette initiative et se fait donc le relai de cette action.

Dans cette ferme, propriĂ©tĂ© de SNCF RĂ©seau, plusieurs dizaines de personnes ont pu se rassembler et faire corps. L’organisation collective et la dĂ©termination des personnes prĂ©sentes ont permis la tenue d’une occupation pendant une nuit entiĂšre et une journĂ©e, malgrĂ© les pressions rĂ©pĂ©tĂ©es des forces de l’ordre. Le soutien des habitant-es a Ă©tĂ© dĂ©terminant et atteste de leur opposition au projet, invisibilisĂ©es par les mĂ©dias conciliants avec les promoteurs.

Afin d’ouvrir ce lieu joyeux Ă  un plus large public, les occupant-es prĂ©paraient dimanche aprĂšs-midi une discussion info-dĂ©bat. Certain-es gardaient le lieu tandis que d’autres Ă©taient parti-es inviter les habitant-es sur les marchĂ©s des deux communes alentours. Suite Ă  l’appel Ă  rejoindre, relayĂ© dans les mĂ©dias, de nombreuses personnes Ă©taient attendues.

Sans doute de peur d’une installation durable, les forces de l’ordre ont alors augmentĂ© la pression sur les occupant-es (brigade cynophile, PSIG, motards,…).

En assemblĂ©e, ces derniĂšr-es ont dĂ©cidĂ© de nĂ©gocier une sortie collective, et sans contrĂŽles d’identitĂ©, afin de se prĂ©munir de toute rĂ©pression ultĂ©rieure. La plupart ont pu rentrer chez elleux sans ĂȘtre identifiĂ©-es, mais les agent-es n’ont pas tenu parole et ont malgrĂ© tout contrĂŽlĂ© quelques personnes aprĂšs leur sortie de la ferme. Nous sommes vigilant-es et resterons solidaires en cas de poursuites.

« AprĂšs un week-end haut en couleur, nous ressortons plus uni-es que jamais. Cette occupation a renforcĂ© les liens entre les collectifs et les individus, a mis en action de nouvelles personnes, et a montrĂ© que d’autres modes d’action sont possibles. Nous sommes lĂ , et nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons Ă  faire fleurir des occupations tout le long du tracĂ© pour protĂ©ger les habitations et les Ă©cosystĂšmes menacĂ©es par ce projet dĂ©lĂ©tĂšre. » Une occupante

Dans cette occupation festive et joyeuse, des dizaines de personnes de tout bords et tous Ăąges se sont ainsi rassemblĂ©s. Par cet acte, les militant.e.s montrent que d’autres façons d’habiter nos territoires sont possibles et que nombreux.ses sont les habitant.e.s prĂȘt Ă  les dĂ©fendre.

QUI SOMMES-NOUS / C'EST QUOI CE SITE ?

Site “ressource”

Ce site a pour but de partager les ressources et les informations concernant le projet du GPSO et les activitĂ©s des diffĂ©rents collectifs contre le projet de LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. Il doit permettre Ă  toute personne souhaitant s’informer ou s’investir de trouver facilement les informations et les contacts utiles Ă  la mobilisation.

… rĂ©alisĂ© depuis le mouvement de lutte !

L’ensemble des collectifs, constituant un rĂ©seau d’opposants sur le territoire nĂ©o-aquitain, est prĂ©sentĂ© sur une page dĂ©diĂ©e de ce site. Vous pouvez directement rejoindre le mouvement de lutte en rentrant en contact avec ces derniers ou en contribuant d’une autre façon ici.
3/6/23 - Pose d'une banderole devant le ChĂąteau MĂ©jean, situĂ© sur le tracĂ© de la LGV, rachetĂ© par la SNCF. Initiative prise Ă  l'occasion du rassemblement Ă  St MĂ©dard d'Eyrans oĂč se tenait la premiĂšre assemblĂ©e LGV NON MERCI. Cette rencontre signait le dĂ©but de la fin de ce projet destructeur.